Vie au lycée

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La santé au lycée

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Dans chaque lycée doit figurer un programme d'éducation à la santé et à la citoyenneté. Ce programme comporte en priorité des actions de prévention des conduites addictives, d'éducation à la sexualité, d'éducation nutritionnelle ainsi que de formation aux premiers secours. Il est défini par le Comité d'éducation à la santé et à la citoyenneté.



Les vaccinations obligatoires

Pour la fréquentation scolaire la vaccination contre les maladies suivantes est obligatoire :
- Diphtérie, tétanos, poliomyélite (souvent associés à la coqueluche)

D'autres sont vivement recommandées :
- Rougeole, oreillons, rubéole (R.O.R.) et la vaccination contre l'hépatite B pour les adolescents.

Soyez vigilants sur les dates de rappel, pour être sûr de ne rien oublier, consultez > le calendrier des vaccinations sur le site du ministère de la santé.

Dans l'enseignement professionnel, les élèves exposés à des risques de contamination par le virus de l'hépatite B dans le cadre de leurs stages ou de leurs études doivent être immunisés (ex : B.E.P. sanitaire et social, B.T.S. analyses biologiques,etc.)

Des séances de vaccinations sont organisées par les médecins et infirmières de la mission de promotion de la santé dans les établissements concernés.

Les visites médicales

Des examens de santé et un suivi médical régulier sont également effectués sur :
- les élèves handicapés et les élèves atteints de maladies chroniques ;
- les élèves travaillant sur des machines dangereuses ou avec des produits toxiques.

Le dossier médical

Le compte rendu de chaque examen de santé est noté par le médecin de l'éducation nationale sur le "dossier de santé de l'élève".

Ce dossier relève du secret médical. Les parents peuvent cependant demander à en avoir connaissance en prenant rendez-vous avec le médecin de l'éducation nationale ou en demandant à ce que son contenu soit communiqué à leur médecin.

Soins et urgences au lycée

Un protocole national sur l'organisation des soins et des urgences dans les écoles et les établissements publics locaux d'enseignement a été publié le 6 janvier 2000. Il apporte des informations générales pour une harmonisation des pratiques professionnelles et une clarification des modalités d'organisation des soins et des urgences dans les écoles et les établissements publics locaux d'enseignement.

Des consignes précises sur la conduite à tenir en cas d'urgence doivent être affichées.

Une ligne téléphonique permettant de contacter les services d'urgence doit être accessible en permanence. L'infirmière ou la personne désignée dispose alors, en quelques secondes, d'un avis médical et, en cas de besoin, d'une assistance totale :
- aide à l'évaluation d'urgence
- mobilisation des moyens adaptés.

En cas de scolarisation d'élèves atteints d'une maladie chronique ou de handicap, bénéficiant d'un projet d'accueil individualisé (P.A.I.) ou d'une convention d'intégration, les médicaments prescrits doivent être à disposition du personnel de santé ou de l'adulte responsable et tous les matériels nécessaires doivent être disponibles dans l'infirmerie. Les médicaments inscrits sur le protocole d'urgence doivent être à l'infirmerie et dans la trousse de secours de l'enfant.

Tous les établissements s'assurent le concours d'un service d'hospitalisation proche, susceptible d'accueillir les élèves en cas d'urgence.

Les lycées avec internat ou ateliers disposent souvent d'une infirmière à temps plein.
Dans tous les cas graves, la famille est prévenue ainsi que le chef d'établissement.

Prévention des conduites addictives

Tous les chefs d'établissement doivent prendre les dispositions nécessaires pour faire appliquer effectivement la loi Evin relative à la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme. Un dépliant à l'usage des équipes de direction "Réussir la loi Evin dans les établissements scolaires", élaboré dans le cadre du plan Cancer, a été adressé aux chefs d'établissement par le Ministre de l'éducation nationale et le Président de la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (M.I.L.D.T.).

Education à la sexualité

  • Trois séances obligatoires d'éducation à la sexualité sont planifiées en début d'année scolaire et prévues dans l'horaire global annuel des élèves. La loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001, relative à l'interruption volontaire de grossesse et à la contraception prévoit en effet qu' "une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées, à raison de trois séances annuelles".
    > circulaire n° 2003-027 du 17 février 2003 relative à l'éducation à la sexualité dans les écoles, les collèges et les lycées.
    L'éducation à la sexualité ne constitue pas une nouvelle discipline : elle se développe à travers tous les enseignements et la vie scolaire ; elle vise l'appropriation de connaissances et le développement d'attitudes telles que l'estime de soi, le respect des autres, la solidarité, l'autonomie, la responsabilité.

    Cette éducation à la sexualité ne se substitue pas à la responsabilité des parents et des familles. Elle tend à favoriser, chez les adolescents, une prise de conscience, une compréhension des données essentielles de leur développement sexuel et affectif, l'acquisition d'un esprit critique, afin de leur permettre d'opérer des choix libres et responsables.

    L'horaire ainsi dévolu vient en complément des cours de sciences de la vie et de la terre.

  • La prévention du sida impose de prendre des mesures pour informer les adolescents des risques qu'ils encourent et leur indiquer les moyens de se prémunir.

    Les chefs d'établissement, avec l'accord des personnels concernés, des parents d'élèves et des élèves, peuvent installer dans les lycées des distributeurs de préservatifs. Selon un dernier bilan, environ 50 % des lycées et lycées professionnels sont pourvus d'un distributeur de préservatifs.

  • La contraception d'urgence
    Le protocole national sur la contraception d'urgence (La contraception d'urgence : pilule du lendemain Norlévo) en milieu scolaire :
    - détermine les modalités d'administration de la contraception d'urgence non soumise à prescription obligatoire ni à autorisation parentale,
    - précise les dispositions à respecter notamment le respect de la confidentialité, la conduite d'un entretien avec l'élève, l'accompagnement et le suivi de l'élève.
    > Bulletin officiel n° 15 du 12 avril 2001concernant notamment l'application de la loi n° 2000-1209 du 13 décembre 2000 relative à la contraception d'urgence.

Mise à jour : septembre 2008

Interdiction de la consommation des boissons énergisantes dans les établissements scolaires

Pourquoi cette interdiction ?

  • Les boissons énergisantes peuvent entraîner une hyperexcitabilité, une irritabilité, une nervosité et une augmentation de l'anxiété.
  • Elles présentent très peu d'intérêt sur le plan nutritionnel et énergétique.
  • Elles associent des ingrédients tels que de la caféine, à fortes doses, associée au guarana (plante contenant de la caféine), arginine, taurine, ginseng, glucurunolactone (dérivé du glucose).
  • D'une manière générale, il ne faut pas dépasser la consommation d'une demi-canette (250 ml).

Bulletin officiel n°31 du 31 juillet 2008

 

 

En savoir plus

Sites à consulter

Vie lycéenne
Les droits et devoirs des lycéens, actualités, textes officiels, outils pour agir.
www.vie-lyceenne.education.fr