Les établissements d'enseignement supérieur présentent en France un ensemble très varié de statuts.
La loi du 26 janvier 1984 sur l'enseignement supérieur, dite « loi Savary », reprise par le code de l'éducation, a créé les E.P.S.C.P. Leur particularité est de bénéficier d'une autonomie renforcée. Celle-ci se manifeste par :
- l'autonomie statutaire : une bonne part de la vie de chaque établissement est régie, non par des textes généraux, mais par des statuts adoptés par le conseil d'administration.
- de larges pouvoirs de décision en matière pédagogique et scientifique
- un contrôle financier a posteriori.
Les établissements suivants ont le statut d'E.P.S.C.P. :
- les universités auxquelles sont assimilés les trois instituts nationaux polytechniques (I.N.P.),
- les écoles et instituts extérieurs aux universités (par exemple les Instituts nationaux de sciences appliquées, I.N.S.A.),
- les écoles normales supérieures,
- les écoles françaises à l'étranger,
- les grands établissements (article L717-1), établissements « à dérogation » bénéficiant d'un statut particulier par décret pouvant déroger à certaines dispositions législatives.
Le code de l'éducation précise les principes d'organisation et de fonctionnement des universités et des instituts nationaux polytechniques (I.N.P.), mais renvoie à des décrets pris en conseil d'État pour la création et les règles particulières d'organisation et de fonctionnement des autres types d'E.P.S.C.P.
Le décret de création de l'E.P.A. fixe le statut particulier de l'établissement. Le directeur est nommé : ce peut être une nomination effectuée directement par l'autorité de tutelle ou une nomination après avis du conseil d'administration ou encore une nomination sur proposition du conseil d'administration.
Les E.P.A sont soumis à un contrôle financier a priori à l'exception des I.U.F.M. pour lesquels il s'exerce à postériori..
L'article L719-10 du code de l'éducation prévoit qu'un établissement d'enseignement supérieur public (ou privé) peut être rattaché ou intégré à un E.P.S.C.P.
- les instituts universitaires de formation des maîtres (I.U.F.M.) : dans chaque académie, un I.U.F.M. est rattaché à une ou plusieurs universités de l'académie.
- 13 écoles nationales supérieures d'ingénieurs
- les écoles nationales d'ingénieurs (E.N.I.) de Metz (rattachée à l'université de Metz), de Tarbes (rattachée à l'institut national polytechnique de Toulouse) et de Brest (rattachée à l'université de Brest)
- 7 instituts d'études politiques (I.E.P.) de province
- l'institut d'administration des entreprises (I.A.E.) de Paris.
- 4 écoles d'ingénieurs
- 13 autres établissements.
Les E.P.I.C. sont des personnes morales de droit public mais qui s'opposent aux E.P.A. en ce que la part de droit privé et de compétence judiciaire est beaucoup plus importante. L'exercice de la tutelle économique et financière, plus souple dans les E.P.I.C. que dans les E.P.A., s'effectue habituellement par l'entremise d'un commissaire du gouvernement désigné par le ministère dont relève l'établissement.
Deux établissements d'enseignement supérieur ont ce statut d'EPIC en vertu de leur décret de création :
- l'école nationale supérieure de création industrielle,
- l'école nationale supérieure des métiers de l'image et du son (ex-Fémis).
Le groupe des écoles des télécommunications (G.E.T.) est un établissement public regroupant en son sein plusieurs établissements de formation.Ce groupe est géré par un administrateur général et administré par un conseil. Il est composé d'un service d'administration générale et de trois écoles :
- l'école nationale supérieure des télécommunications (E.N.S.T.),
- l'école nationale supérieure des télécommunications de Bretagne (E.N.S.T.B.),
- l'institut national des télécommunications (I.N.T.) qui comprend une école d'ingénieurs et une école de gestion.
Chaque école bénéficie de l'autonomie pédagogique et scientifique.
Le groupe des écoles des affaires maritimes ainsi que le groupe des écoles nationales d'économie et statistique ont le statut de services ministériels déconcentrés.
Mise à jour : octobre 2006
Les universités françaises sous leur forme actuelle sont nées d'une réforme de l'université napoléonienne, amorcée en 1968.
Leur régime juridique actuel a été fixé par la loi n°68-978 du 12 novembre 1968, dite « loi Edgar Faure » et par la loi n°84-52 du 26 janvier 1984, dite « loi Savary ».
Ces textes ont consacré le principe de participation (l'administration des universités et de leurs composantes est confiée à des conseils élus au sein desquels sont représentés les différentes catégories de personnels et d'usagers), le principe de pluridisciplinarité, et le principe de l'autonomie des universités.
4 300 établissements d'enseignement supérieur étaient recensés en France en 2002-2003. 58 % de ces établissements sont de statut public.

Les instituts universitaires de formation des maîtres (I.U.F.M.) sont actuellement rattachés à une ou plusieurs universités de leur académie. Ils seront prochainement intégrés à une université, en application de l'article 87 de la loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école du 23 avril 2005. La loi prévoit un délai maximum de 3 ans pour leur intégration, soit jusqu'au 24 avril 2008.