La loi de 1997, qui a suspendu l'appel sous les drapeaux, n'a pas entendu priver les jeunes Français de toute connaissance des principes et des réalités de la défense.
Au service national s'est donc substitué un "parcours de citoyenneté" qui englobe le recensement des jeunes gens et jeunes filles à l'âge de 16 ans, l'enseignement de la défense et de la sécurité à l'école et la "journée d'appel de préparation à la défense" (J.A.P.D.).
Les ministères en charge de la défense, de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur s'efforcent, dans le respect de leurs spécificités, de permettre aux jeunes de comprendre les causes et les conséquences des conflits de notre temps, de poser un regard lucide sur l'actualité et d'agir en citoyens responsables.
Dans ce cadre sont abordés non seulement l'aspect militaire de la défense, mais aussi la notion de défense globale, les risques et menaces nouveaux, les progrès de la défense européenne.
Un effort considérable d'information et d'animation est fait par les "trinômes académiques" pour permettre aux enseignants d'accomplir au mieux cette tâche passionnante et nécessaire.
L'éducation à la culture de défense et de sécurité n'est pas une discipline, mais elle est abordée dans les programmes de plusieurs disciplines, et potentiellement de toutes.
Dès l'école primaire, la familiarisation avec les symboles de la République (le drapeau, l'hymne national) constitue une première approche de l'esprit de solidarité et d'appartenance nationale.
Le programme d'éducation civique au collège puis en lycée d' "éducation civique, juridique et sociale" présente :
Les programmes d'histoire et géographie offrent de multiples occasions d'aborder les questions géostratégiques, les antagonismes, les crises et les conflits :
Plus généralement, tous les enseignements peuvent être l'occasion d'aborder les risques et les conflits.
Une circulaire de 1998, "l'enseignement de la défense en collège et au lycée" définit une problématique générale.
L'ensemble de ces enseignements complète et s'articule avec les deux autres temps forts du "parcours de citoyenneté" : le recensement, premier acte civique demandé aux jeunes, et la journée d'appel de préparation à la défense.
Le "socle commun de connaissances et de compétences" institué par la loi d'orientation et de programmation de 2005 inclut la culture de défense et de sécurité au titre de trois piliers : la culture humaniste, la compétence civique et sociale, l'autonomie de la personne.
Les études de défense et de sécurité impliquent une réflexion, et des connaissances techniques, précises et actualisées. Les ministères en charge de la défense et de l'éducation nationale et l'Institut des hautes études de défense nationale (I.H.E.D.N.) conjuguent leurs efforts pour apporter aux enseignants et aux autres membres de la communauté scolaire une information de qualité.
Au niveau académique, cette animation est réalisée, depuis 20 ans, par les trinômes éducation-défense-I.H.E.D.N., placés sous l'autorité des recteurs.
Les sites existants des trinômes :
Créteil
Lille
Nancy-Metz
Nantes
Paris
Rouen
Orléans-Tours
Toulouse
Versailles
Les relations entre les partenaires nationaux sont fixées par des protocoles. Après les protocoles éducation-défense de 1982, 1989 et 1995, le protocole 2007 vient d'être signé par les deux ministres. Il donnera un nouvel élan à l'éducation à la défense et à la sécurité.
Le "parcours de citoyenneté" ne clôt pas l'apprentissage de la culture de défense et de sécurité, ni l'engagement citoyen des jeunes.
Les différentes formes du volontariat militaire et du service civil permettent aux jeunes qui le souhaitent d'apporter leur concours à la collectivité.
Par ailleurs, des formations de défense dans l'enseignement supérieur sont offertes aux étudiants qui souhaitent poursuivre leur formation dans ce champ.
Mise à jour : septembre 2008
Dans le cadre du plan "égalité des chances" annoncé par M. Hervé Morin, Ministre de la Défense, les lycées militaires vont s'ouvrir aux élèves appartenant aux catégories sociales défavorisées.
Ainsi, dès la rentrée 2007, 150 élèves seront recrutés, en seconde, dans les six lycées dépendant du ministère de la Défense. Il y trouveront, en internat, des conditions particulièrement favorables au travail scolaire et un encadrement solide.
De même, ces lycées ouvriront, en septembre 2007, 6 classes préparatoires à l'enseignement supérieur, (3 scientifiques, 2 économiques et sociales, 1 littéraire) dont les élèves pourront ensuite passer dans les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) de l'établissement.

Soutien du ministère de la défense aux projets pédagogiques - Commission bilatérale de coopération pédagogique
B.O. n°35 du 18 septembre 2008
circulaire du 27 août 2007
protocole de 2007
protocole de 1995
protocole de 1989
protocole de 1982
loi de 1997 et la circulaire de 1998