Chaque note d'Information fait le point sur un des aspects du système éducatif et donne l'essentiel des dernières exploitations d'enquêtes et d'études statistiques.
Ces notes présentent les travaux d'évaluation des résultats du système éducatif, de ses modalités de fonctionnement et des facteurs qui contribuent à son efficacité. Elles font la synthèse d'études réalisées sur la recherche en France.
À partir de janvier 2008, les données présentées dans les notes d'Information sont également téléchargeables au format excel avec les définitions associées.
Au cours de l’année scolaire 2008-2009, les établissements publics du second degré ont déclaré en moyenne 10,5 incidents graves pour 1 000 élèves. Avec une moyenne inférieure à 4 ‰, les lycées d’enseignement général et technologique (LEGT) sont moins touchés que les collèges et les lycées professionnels (12 ‰ et 13 ‰). Sur un trimestre, la moitié des incidents se concentre dans 10 % des établissements.
Les violences verbales et physiques représentent les trois quarts des incidents recensés et celles suivies d’un signalement et/ou d’une plainte la moitié. Les élèves sont auteurs dans 85 % des faits et victimes dans 42 %.
La violence des élèves est très majoritairement masculine : les garçons sont auteurs de 77 % des incidents contre seulement 18 % pour les filles. Si les garçons commettent plus d‘agressions physiques, les filles sont plus portées sur la violence verbale.
Garçon ou fille, un élève est en général violent à l’encontre d’une personne de même sexe.
À la rentrée 2007, les centres de formation d’apprentis (CFA) accueillent un peu plus de 425 000 apprentis, soit une hausse de 4,3 % par rapport à la rentrée 2006. Les apprentis représentent ainsi près de 10 % des jeunes de 16 à 25 ans en formation initiale. Même si l’apprentissage investit de plus en plus les diplômes du supérieur, les formations du secondaire rassemblent encore 80 % des effectifs. L’apprentissage offre la possibilité d’enchaîner plusieurs formations sous ce statut, mais cette opportunité concerne essentiellement les sortants d’un diplôme de niveau CAP ou BEP.
Il reste également plus difficile de poursuivre ses études en apprentissage que sous statut scolaire car aux déterminants individuels s’ajoutent la sélectivité du marché du travail et une offre de formation plus restreinte.
Les parcours des apprentis sont cependant plus variés que ceux des lycéens car, en apprentissage, poursuivre ses études ne signifie pas nécessairement préparer un diplôme de niveau plus élevé.
En 2008, près de huit participants à la JAPD sur dix sont des « lecteurs habiles ». Un peu plus de un sur dix rencontre des difficultés de compréhension. Les autres ont une maîtrise fragile de la lecture. L’exploitation des résultats de l’année 2008 dessine une stabilisation relative de la proportion de jeunes en difficulté de lecture par rapport aux deux années précédentes.
A la session de juin 2009, le taux de réussite global au baccalauréat augmente de près de 3 points par rapport à la session 2008 avec 86,0 % d’admis. La hausse est particulièrement forte au baccalauréat professionnel (+ 10,5 points).
La réussite augmente également au baccalauréat général (+1,0 point). Dans la voie technologique, elle est en baisse de 0,5 point.
Le taux de réussite s’établit à 88,8 % dans la voie générale, 79,7 % dans la voie technologique et 87,1 % dans la voie professionnelle.
En 2009, 66,4 % d’une génération obtiennent le baccalauréat contre 63,4 % l’an dernier.
Entre 2000 et 2007, en moyenne, sur un total de plus de un million de personnels de l’Éducation nationale, 37 500 sont partis en retraite chaque année, avec un pic de départs en 2003, année de promulgation de la loi Fillon portant réforme des retraites.
L’âge moyen de départ des personnels augmente depuis 2005, tout comme leur durée de services. Le principe de décote, touchant depuis 2006 les individus qui n’ont pas suffisamment cotisé, concerne 19 % des personnels de l’Éducation nationale partis en retraite, dont la moitié appartient au premier degré.
À l’opposé, les personnes qui ont travaillé longtemps et au-delà de 60 ans peuvent bénéficier depuis 2004 d’une surcote : 27,5 % des personnels de l’Éducation nationale retraités sont dans ce cas et cette proportion s’élève à 70 % parmi les enseignants du supérieur.
Pour l’année scolaire 2006-2007, tous mois et types de collèges et lycées confondus, 5 % des élèves sont absents quatre demi-journées ou plus par mois, sans qu’il y ait « régularisation ». Comme tous les ans, la proportion moyenne par établissement d’élèves absentéistes croît tout au long de l’année et varie fortement d’un établissement à l’autre. En effet, l’absentéisme touche moins de 2 % des élèves dans la moitié des établissements, alors qu’il atteint 15 % dans un sur dix.
Les collèges connaissent presque deux fois moins d’absentéisme que les lycées d’enseignement général et technologique, et quatre fois moins que les lycées professionnels. Cependant, en prenant en compte toutes les absences (y compris justifiées) et leur durée, les élèves de collège perdent seulement deux fois moins de temps d’enseignement que ceux des lycées professionnels.
Ce sont les lycées d’enseignement général et technologique qui signalent le moins d’élèves pour absentéisme à l’inspection académique, et leur part d’élèves signalés représente moins d’un élève absentéiste sur dix.
En 2007 la France a consacré 125,3 milliards d’euros à son système éducatif, soit 6,6 % de son PIB et 1 970 euros par habitant. En 2005, la France se situe un peu au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE (5,8 %) avec 6% de son PIB consacré à l’éducation, hors formation continue.
La dépense moyenne par élève ou étudiant est de 7 470 euros : 5 350 euros pour un écolier (4 970 euros dans le préélémentaire, 5 440 euros dans l’élémentaire) ; 8 870 euros pour un élève du secondaire, soit 7 930 euros pour un collégien, 10 240 euros et 10 740 euros, respectivement, pour un lycéen général et technologique ou professionnel, 10 150 euros pour un étudiant, dont 8 970 euros en université (hors IUT) après prise en compte de la recherche universitaire, 9 020 euros en IUT, 13 360 euros en STS et 13 880 euros en CPGE.
La part du secondaire (42,7 %) tend à décroître, celle du supérieur (19 %) progresse de 4,3 points depuis 1980. L’État reste le premier financeur initial * de l’éducation (62 %), devant les collectivités territoriales dont la part (22,8 %) a augmenté de 8,6 points depuis 1980.
En 2007, 22 073 dossiers déclarés recevables et déposés par des candidats à l’obtention d’un diplôme de l’enseignement professionnel ou technologique de l’Éducation nationale par la validation des acquis de leur expérience (VAE) ont été examinés par un jury, 1% de moins qu’en 2006.
13 750 candidats ont obtenu un diplôme complet, soit plus de six candidats sur dix. Un candidat sur trois recherche un BTS et l’obtient en entier dans 59 % des cas. Les diplômes de niveau V (CAP-BEP) occupent une place moins importante (26 % des dossiers examinés) mais plus de sept candidats sur dix à un CAP par la VAE ont obtenu le diplôme complet.
Quatre diplômes regroupent plus de 40 % des demandes de VAE, parmi lesquels le certificat d’aptitude professionnelle (CAP) « petite enfance » qui représente à lui seul 14,5 % des candidats.
En 2007, 14 084 postes ont été ouverts aux concours de recrutement de professeurs des écoles publiques. 56 556 candidats se sont présentés et 26 394 ont été déclarés admissibles. Le nombre total d’admis s’élève à 13 591 hors liste complémentaire. Si l’on ajoute les candidats admis sur liste complémentaire et finalement recrutés (au nombre de 2 794 pour la session 2007), le total s’établit à 16 385.
Le nombre de femmes est toujours très élevé parmi les candidats et les admis (huit sur dix). Le pourcentage de candidats âgés de plus de 31 ans a augmenté de 5 points aux concours externes en cinq années. Seul un candidat présent sur cinq a bénéficié d’une préparation en institut universitaire de formation des maîtres (IUFM). Pour les admis, la part s’élève à un sur deux.
De même, la réussite aux concours augmente avec le niveau du diplôme possédé ; elle est plus élevée pour les diplômés en sciences ou en langues.
Avec 622 000 candidats et 519 000 lauréats, le taux de réussite à la session 2008 du baccalauréat atteint 83,5 %. Ce taux est supérieur à ceux de toutes les sessions précédentes. Tous baccalauréats confondus, les candidats, commeles bacheliers, sont moins nombreux qu’en 2007.
Dans la voie générale, la réussite atteint 87,9 % (+ 0,2 point par rapport à 2007). Le nombre de candidats et de lauréats y est globalement en baisse, à l’exception des séries scientifiques. Une baisse conjointe de présentés et d’admis se produit aussi pour le baccalauréat technologique où, pourtant, la réussite augmente et atteint pour la première fois un niveau supérieur à 80% (+ 1 point par rapport à 2007). La réussite au baccalauréat professionnel perd 1,5 point : les admis y sont moins nombreux alors que le contingent de candidats est stable par rapport à 2007. La proportion de bacheliers dans une génération fléchit légèrement.
En 2008, 63,6 % des jeunes d’une génération obtiennent le baccalauréat : 34,4% dans une série générale, 16,6% dans une série technologique, 12,6 % dans une série professionnelle.
liste thématique des notes de la D.E.P.P. : Information, Évaluation, Recherche de 2003 à 2007
Retrouvez les notes d'information de l'Enseignement supérieur et de la Recherche sur le site du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr
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